Lundi 2 mars 2009 1 02 /03 /Mars /2009 00:11

Mercredi 25 février 2009

Mon matériel est prêt, ordinateur de plongée, boussole, et manuel du « Rescue Diver » bien rangé dans le petit sac à dos très pratique de chez « Tribort » et dont je ne me sépare plus. Hier au soir, j’ai relu certains passages du manuel de secourisme en plongée bouteille, afin de m’assurer l’assimilation parfaite des méthodes et mesure à prendre en présence d’un plongeur inconscient  au fond de l’eau, ainsi que les gestes à accomplir face aux différentes blessures du milieu aquatique : morsures, abrasions, coupures, perforation ou piqûres. Comme chaque matin maintenant, je me dirige au Ronald’s Café, où m’attend un petit déjeuner des plus copieux. Café à volonté, jus de fruits frais pressés, croissant (quelques peu différents de nos bons croissants au beure français), toasts grillés, beurre doux, confitures de fraise, marmelade d’orange, et surtout une grosse omelette aux pommes de terre, poivron, lard, tomates, aulx, et d’autres ingrédients que je n’ai pas réussi à identifier. Ronald, le sympathique patron Belge du café, se fait un plaisir à me gaver de grand matin, et pour un prix défiant toute concurrence : 25000rp soit approximativement 1,70€ !!

Il me faut presque 45minutes pour tout engloutir, et je dois faire vite pour rejoindre le centre de plongée, pour une nouvelle fois prendre la route de Tulamben. Surprise, le programme a changé, je vais toujours à Tulamben, mais pas pour passer mon examen, pour encadrer 3 nouveaux clients qui souhaitent découvrir le site de « drop off » et celui de l’épave. L’examen est reporté au lendemain. La route commence a être longue et ennuyeuse, pourtant je sais que je la ferais encore bon nombre de fois d’ici la fin de ma formation. L’un des clients est hongrois, parle un peu d’anglais, suffisamment pour que nous nous comprenions. Les deux autres clients sont français, mari et femme. Nous commençons la première plongée dans l’enthousiasme, les hommes semblent sûrs d’eux et de leur compétence. La femme est plus réservée. Je me dis qu’il va falloir avoir l’œil sur mes deux loustics. Reto, l’instructeur prend la tête de la plongée, et moi je ferme la palanquée. J’ai quelques difficultés à équilibrer mes oreilles. En cause un petit rhume qui obstrue mes cavités nasales, et empêche de mettre à la bonne pression, par le biais de la trompe d’Eustache, l’air contenu dans l’oreille moyenne. Je vais donc prendre mon temps pour descendre, et ne pas risquer un barotraumatisme. Je surveille mes compagnons de palanquées, qui eux évoluent déjà dans la zone des 18 mètres. Le hongrois s’aperçoit soudain que je ne suis pas derrière lui. Il se tourne dans tous les sens, me cherche de partout, sans penser à regarder au-dessus de lui. Il se précipite alors vers Réto, et essaie de lui expliquer, par maintes gestes inadaptés que j’ai disparu. Réto lève la tête, me voit, me fait le signe conventionnel « OK », je lui réponds par signe que j’ai quelques problèmes avec mes oreilles. Il en profite pour montrer aux clients, une éponge verte sur laquelle, deux crevettes nettoyeuses ont élu domicile. Il ôte son détendeur de la bouche, laisse cette dernière grande ouverte, et sous les yeux ébahies de nos touristes, les deux crevettes pénètrent en bouche, et commencent un nettoyage méticuleux des dents de Réto. Cela me laisse le temps d’équilibrer au fur et à mesure de ma descente, et de les rejoindre. La ballade se poursuit au fil des coraux. Je terminerais la plongée assez rapidement, les deux hommes, ayant consommé une quantité d’air très importante, il me faut les ramener au rivage. Réto lui poursuit la visite avec la femme. Nous aurons plongé 45 minutes, mes deux compères finissant avec moins de 30 bars, alors qu’il m’en restait encore plus de 100 !! Les deux autres, feront une plongée de 76 minutes, bien qu’ayant descendu à 34 mètres.

La deuxième plongée sur l’épave ravie tout le monde. Je dois encore une fois rentrer plutôt avec le hongrois, gros consommateur d’air. En fin d’après-midi, tout le monde fait un petit somme réparateur, dans le minibus qui nous ramène à Sanur.

Jeudi 26 février 2009

Cette fois ça y est, l’examen va avoir lieu. Guy est chargé de me faire passer les épreuves. Nous nous rendons à Tulamben pour deux jours. La matinée du premier jour sera théorique, nous épluchons le manuel, il contrôle mes réponses écrites à la fin de chaque chapitre, apportant quelques éclaircissements ou conseils supplémentaires lorsque nécessaire. L’après-midi est axé sur la mise en pratique, en commençant par la gestion d’un plongeur fatigué en surface, puis celle d’un plongeur paniqué, en adoptant les différentes approches et maîtrises de la victime. Je m’en sors parfaitement, malgré les coups tordus mais toujours réalistes que tentera mon « instructeur-victime », comme me grimper dessus, dans un instant de panique, me faisant alors couler. Au lieu de résister, je me suis laissé descendre, j’ai passé sous lui, puis j’ai refait surface dans son dos, en le maitrisant par la robinetterie de sa bouteille. J’ai alors pu tranquillement gonfler son gilet, le mettant ainsi en flottabilité positive. Le soir, tout en prenant notre repas, j’ai passé l’épreuve écrite qui consistait en un questionnaire à choix multiple de 50 questions. J’ai obtenu 100% de bonne réponse, malgré quelques questions pièges. Le lendemain matin, nouveaux exercices pratiques, puis en guise de mise en situation, j’ai eu à gérer la disparition d’un plongeur. L’exercice est le suivant : Je suis sur la plage, tranquille, à profiter du soleil pour parfaire mon bronzage, lorsqu’un plongeur me hèle, tout paniqué, hurlant que son compagnon de plongée à disparu. J’organise le déclenchement des secours tout en enfilant mon scaphandre, et à l’aide de mon binôme imaginaire, rejoint le plongeur paniqué, lui demandant d’indiquer l’endroit où il a vue son collègue pour la dernière fois. Je descends sur le fond à 18 mètres et entreprends les recherches en faisant un schéma en U à l’aide d’une boussole. Le plongeur (mon instructeur) est là, inconscient. Je dois le remonter à la surface, tout en veillant à rester en dessous de la vitesse de remontée maximale. Une fois en surface, j’assure sa flottabilité, appel à l’aide, contrôle ses fonctions vitales, et comme il ne respire plus, je dois le tracter jusqu’au rivage (plus de 50 mètres), tout en lui faisant du bouche à bouche, et en ôtant son équipement et le mien !! Un vrai sport. Arriver enfin sur la plage, je lui fais deux insufflations rapprochées, et j’ai alors 25 secondes pour sortir de l’eau les 100 Kg de mon instructeur, qui joue très bien l’inconscience !!  Ensuite, reposant sur le sable, je lui prodigue la réanimation cardio-pulmonaire jusqu’à l’arrivée des secours médicaux. ET VOILA, EXAMEN TERMINE, et réussit avec brio. Nous pouvons rentrer à Sanur.

A mon arrivée, Aya la fille chargée de l’accueil au centre de plongée,  me signale que deux français sont passés et souhaitaient me voir. Ils reviendront vers 18h00. J’ai juste le temps de rentrer chez moi, me laver, me raser, me faire beau quoi !! Claire et Thibaud (une nièce à Dédé et Marie-Line, fille de Martine et Roger) sont de passage, et nous dînons ensemble. Ils me racontent avec enchantement les différentes aventures vécues au gré de leur tour du monde, jusqu’à cette étape qu’est Bali. Claire à d’ailleurs passé son open water (1° niveau de plongée) à AMED. Nous passons une bonne soirée au petit marché de nuit.

Samedi 28 février 2009,

Trois biélorusses, ou habitant une proche contrée, et un Strasbourgeois sont au centre et attendent le départ pour l’île de Nusa Penida. Un «divemaster local », Wadou, est responsable de la plongée. Je dois les accompagner, et m’occuper de Christian le français. Nous embarquons sur l e « Halloween », bateau local de 10mètres. Après deux heures de traversée, nous arrivons à « Manta point », lieu de notre première plongée. C’est sur ce spot que deux jours après mon arrivée à bali, j’avais involontairement nourri les poissons. Aujourd’hui, la mer est beaucoup plus calme, et les quelques vagues de 1 à 1,50 mètre ne mettent pas à mal mon organisme. Nous ferons une plongée statique, ne se lassant pas d’admirer ces merveilleux poissons de la même classe que les requins, les Chrondrichthyes, et possédant un squelette interne cartilagineux. Vous avez tous reconnu la raie Manta. C’est incroyable de voir la grâce avec laquelle elles déplacent leur masse imposante. Et dire que ces animaux marins, ne se nourrissent que de plancton, organisme microscopique. La seconde plongée, après un petit repas typique balinais, se fera sur le site « SD Point ». C’est une plongée dérivante, mais avec peu de courant. Nous avons ainsi tout loisir d’admirer l’impressionnante diversité de coraux et poissons de ce site. Nous rentrerons en début d’après-midi, non sans avoir pris quelques coups de soleil lors du retour.  Dans l’après midi, je retrouve Claire et Thibaud au Ronald’s Café, où nous sirotons une boisson fraîche, tout en échangeant nos sentiments et impressions sur nos vies d’aventuriers. Ils font plaisir à voir, avec leur jeunesse, leur confiance en eux, mais aussi la maturité nécessaire à ce genre de voyage. Nous nous retrouverons à nouveau le lendemain, dimanche, avant leur départ pour Kuta dans un premier temps, puis l’Australie ensuite.

Je rentre chez moi, où je vais faire connaissance avec Julie, nouvelle stagiaire du centre de plongée, et qui loge la chambre à côté de la mienne.

Par jeff56460
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Mardi 24 février 2009 2 24 /02 /Fév /2009 23:51

TULAMBEN, dimanche 22 février 2009

Nouveaux baptêmes effectués, le rituel commence à rentrer maintenant, bien que chaque baptême peut être différent, car fonction de l’aisance des baptisés. La théorie reste la même bien sûr, ainsi que les exercices pratiques. Je commence à connaître de mieux en mieux le site de Tulamben et ses spots de plongé. Le spot concernant l’épave de l’USAT Liberty renferme encore quelques secrets pour moi, car, reposant entre 8 mètres et 30 mètres de fond, chaque plongée a été différente à ce jour. L’USAT Liberty, cargo américain et armé lors de la seconde guerre mondiale, fût torpillé par les japonais au large de Lombog. Il fut remorqué, malgré les avaries, pour sa cargaison de caoutchouc et de rails, jusque sur les côtes de Tulamben. C’est en 1963, que suite à l’éruption du volcan Gunung Anung, il se brisa et glissa dans les fonds où il repose actuellement. La faune et la flore aquatique qui se développent autour de l’épave font la plus grande joie des plongeurs, tous niveaux confondus. Il n’est pas rare de croiser le chemin du vieux barracuda, qui prend alors la pause, telle la grande star des lieux. Deux très gros mérous viennent également paresser en ces lieux. L’œil attentif et aguerri du plongeur calme, prend plaisir à rechercher les plus petits éléments, jusqu’à avoir le plaisir d’observer de merveilleux nudibranches. En fin de plongée, alors que nous remontons vers les 5 mètres pour effectuer le palier de sécurité de 3 minutes, nous admirons un banc de carangues, tourbillonnant, virevoltant, nous frôlant. Pour finir, je nage jusqu’au cœur du banc, c’est magique. Loin de s’effrayer, les carangues continuent leur ballet, me donnant presque le tournis.

Le retour sur Sanur se fera sous la pluie, pour ne pas changer.

SANUR, lundi 23 février 2009

Ce matin nous avons rendez-vous au centre avec 3 suisses allemand pour une sortie aux abords de l’île de Nusa Penida. Réto, est de la partie, il est content d’avoir des compatriotes avec lui. Nous nous dirigeons vers la plage, où nous attends le bateau et notre matériel de plongée. C’est un bateau en fibre de verre, de confection local, type vedette de 10 mètres, avec deux moteurs hors bord de 200cv chacun. Nous prenons place à bord, les 2 moteurs 2 temps nous propulsent vers notre destination. Nous débutons la première plongée à 08h50, et c’est partie, pour une dérivante de 33 minutes où nous atteindrons la profondeur de 36 m. Le courant est très fort, inutile de palmer, ou alors à contre-courant pour se freiner. Un moment, nous nous agrippons à des rochers, histoire de faire une pause. Il faut forcer pour ne pas être emporté. Je mesure pleinement la force que peut avoir la mer. Nous ferons surface, près d’un kilomètre après la mise à l’eau. Le parachute gonflé, le bateau qui avait suivi nos bulles depuis la surface, ne tarde pas à nous récupérer. Les fonds étaient splendides, tapis de coraux et de végétaux divers. Je n’ai pas pris le risque de faire des photos dans ces conditions. La deuxième plongée sera moins sportive, bien que dérivante quand même.

SANUR, mardi 24 février 2009

Ma montre indique 19h00, j’ai rendez-vous avec un sympathique couple Belge, Kris et Miranka. Ils font leur voyage de noce à Bali.

Hier, je m’apprêtais à quitter le Ronald’café, après avoir bu une petite bière, en compagnie de Réto, pour arroser nos deux plongées sportives du matin, lorsque Kris m’interpella avec un fort accent mais dans un français correcte. « Vous ne pourriez pas m’aider à démonter mon caisse sous-marin pour mon appareille photo ? j’ai des touches qui coincent !! ». Je n’ai jamais démonté de caisson photo étanche de ma vie, mais ce n’est pas ça qui va m’arrêter. Après l’avoir informé qu’il y avait toujours un risque de fuite dans ce genre de démontage et donc de destruction de l’appareil, j’ai mené à bien la réparation. Ravi de ma prestation, il m’offre un jus de fruit, et il en profite pour regarder défiler les photos sous-marines que j’ai sur mon PC.  Nous avons alors dîné ensemble, et échangé nos points de vue sur l’île des dieux, ses habitants et coutumes. A 23h00, après une soirée agréable, nous nous sommes rangés aux habitudes de la circulation balinaise, en s’installant à trois sur mon scooter, et je les ai conduit, lui et sa jeune épouse,  à mon « homestay » (mon gite rurale balinais), car comme par hasard, ils logent depuis aujourd’hui au même endroit que moi.

Aujourd’hui, pas de plongée. Je vais quand même au centre, histoire de me connecter, et d’étudier. Guy est là, et il me propose d’aller faire un tour à Denpasar. Je laisse mon bouquin de côté, et grimpe dans son véhicule qui n’est certes pas de toute première jeunesse, mais qui roule bien. Nous passons devant plusieurs grands édifices, dont l’un fût érigé à la mémoire des princes balinais qui, lors de l’invasion de Denpasar en 1906, préférèrent une lutte jusqu’à la mort, et même le suicide, plutôt que la reddition.

Denpasar possède de grandes et larges avenues. Des immeubles commerçants bordent ces avenues. La particularité tient du fait qu’un immeuble renferme principalement que le même type de commerce.   Nous pénétrons ainsi dans un immeuble où s’entassent sur deux ou trois niveaux, une multitude de petites échoppes dédiés à l’informatique. Je ne sais pas comment chacun peut trouver son compte ;  aucun ne se démarque vraiment, tous semble vendre la même chose.

L’après-midi sera studieuse. J’ai terminé la lecture du livre « Rescue Diver », rempli l’ensemble des tests de connaissance, et visualisé le DVD. Je suis fin prêt pour passer mon examen dès demain. Pour cela, et pour garder les bonnes habitudes, départ pour Tulamben à 07h30. C’est Guy qui est chargé de me faire passer les tests écrits et pratiques. Pour cela, je resterais deux jours sur place.

Par jeff56460
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Dimanche 22 février 2009 7 22 /02 /Fév /2009 11:58

SANUR, samedi 21 juillet 2009

Et bien voilà, au final, ce sont deux journées de repos de prise au lieu d’une. Tout ça du fait d’une maudite otite à l’oreille droite. Je commençais déjà à avoir mal suite à la plongée avec les italiens. Cela à empirer dans la nuit. Il est relativement fréquent d’avoir ce genre d’incident lorsque l’on plonge dans des eaux chaudes comme celles de Bali. A 29° Celsius, les bactéries se portent très bien dans l’eau et prolifèrent. Il suffit alors de ne pas se rincer correctement le conduit auditif pour attraper une infection.  Je devais voir un docteur, mais finalement cela ne s’est pas fait… Un coup, c’était trop tôt, un coup c’était trop tard.

J’ai passé ma deuxième journée de repos forcé à errer dans les rues de Sanur, telle une âme en peine. La tête embrouillée par des réflexions très personnelles. Ce n’était pas ma journée décidément. Avec ce foutu mal d’oreille, avec mes pensées vagabondes, j’étais tellement distrait que je n’ai pas trouvé mieux que de me fouler la cheville droite. Décidément, du même côté que l’oreille. Je vous ai déjà parlé des trottoirs de Sanur, jonchés d’offrandes qu’il vaut mieux éviter pour ne pas offenser ses habitants, mais je ne vous ai pas précisé qu’il vaut également mieux regarder où l’on pose ses pieds, afin d’éviter les nombreux trous ou déformations qui les caractérisent . Je ne vous en avais pas parlé, et je n’ai pas regardé. Ce n’est pas ma journée décidément. Avec ce foutu mal d’oreille, avec mes pensées vagabondes, avec ma cheville foulée, j’ai décidé de continuer ma ballade en scooter. Je vous ai déjà parlé de la circulation balinaise, mais je ne vous ai pas expliqué la façon de prendre les ronds-points. Je ne l’ai pas fait, car finalement chacun fait comme il veut, dans le sens qu’il veut !! Résultat un balinais en scooter lui-aussi  me percute. Heureusement, tout ça presque au ralenti. J’ai gardé mon équilibre, pas lui. J’ai une petite contusion à la jambe droite (encore la droite), lui a surtout perdu sa marchandise. Vu son chargement, il n’est guère surprenant qu’il n’ait pas réussi à garder son équilibre. Tiens, pour une fois je vois un balinais qui ne sourit pas, étrange non ? Les gens descendent du trottoir, de plus en plus nombreux et viennent l’aider à se relever. Ils se mettent à palabrer entre eux, et devinez quoi ? Et bien je commence à les comprendre. Non, pas leur langage, le choc du scooter ne m’a pas inculqué le bahasa indonésia, la langue nationale, mais vu les gestes qu’ils font, ils racontent que c’est forcément moi le coupable. Après une rapide analyse, je me dis que nous ne sommes pas en Afrique, que je ne risque donc pas la lapidation, qu’au pire je devrais payer les quelques marchandises cassées. Je fais donc  front, et avec un grand et large sourire balinais, je lui sors : « Sorry my friend, but you don’t have to turn like that » ! Mon chauffardl me regarde, l’air ahuri, et répète, « sorry, sorry » d’un air de dire « pauvre c… ». La situation est relativement dans l’impasse, les faux témoins ne disent plus rien, quant intervient la police. Je pense à ce moment précis que je devrais non seulement payer la marchandise cassée, mais aussi soudoyer le policier !! Et bien non, il me fait signe que c’est bon que je peux m’en aller. Vous me connaissez, j’ai bien envie de refaire une petite réflexion à mon malencontreux camarade, histoire d’enfoncer le clou, mais j’arrive à me retenir, en lui renouvelant simplement mon « sorry my friend !» Quand je vous disais que ce n’était pas journée.

Finalement, je stationne mon scooter quelques centaines de mettre plus loin, en bordure de plage, et marche sur le sable. Je me souviens qu’un kinésithérapeute m’avait conseillé de marcher dans le sable. Cela est bon pour les pieds et l’articulation de la cheville. Heureusement, aujourd’hui il fait beau, il ne pleut pas. Il y a d’ailleurs quelques badauds comme moi, soit à marcher, soit allonger, soit à jouer. Les jukungs ou prahus (pirogues indonésiennes à balancier) sont toujours au mouillage, ce n’est pourtant pas marée basse. Ce ne doit pas être une bonne heure pour la pêche. Je continue ma ballade, prenant quelques photos de la proue typique des pirogues. « Massage, massage ». Ce sont deux balinaises qui m’interpellent. Vu leurs âges avancés, il n’y a pas de danger pour que ce soit le « complète massage » proposée par de beaucoup plus jeunes filles, souvent originaire de Java, et qu’il vaut mieux fuir, du moins à mon avis. Je les remercie gentiment dans un premier temps, puis à la réflexion, je me dis que cela ne devrait pas me faire de mal, vu la mauvaise journée que je viens de passer. Pour 50 000 rp (3,30€)  j’ai eu droit à un massage aux huiles parfumées (je n’ai pas dit essentielles, car je n’en sais rien) pendant toute une heure. Wayan et Merie se sont relayées à me triturer, faisant rouler mes muscles saillants sous leurs doigts fripées. Que du bonheur !! Je crois que je reviendrais voir régulièrement mes gentilles masseuses.

Ce matin, mon otite me faisant moins souffrir, et la marche dans le sable ayant amélioré le déroulé de ma cheville blessée, je suis retourné au centre, où m’attendais Reto, le moniteur suisse. Comme cela devient habituel, départ pour Tulamben. Cette fois, deux baptêmes de plongée sont au programme. Je ne prends pas mon appareil photo, Reto à le sien, et je vais devoir surveiller, voir guider nos deux apprentis. Après le traditionnel tour en piscine, pour le B.A. BA, nous ferons une première plongée dans un peu plus de 7 mètre d’eau, ce qui sera tout de même suffisant pour voir nager les requins pointes noires. La deuxième plongée à 12 mètres, nous emmène au-dessus de l’épave. La vie aquatique est alors un vrai régal. Un énorme et vieux barracuda se laisse approcher et photographier. Il est vraiment impressionnant.
Un peu plus loin, à genoux sur le fond sableu, ce sont les poissons chirurgiens qui virevoltent autour de nous. Je profite pleinement du spectacle, sans lâcher mon client. Ce n’est pas si facile de guider quelqu’un qui remue dans tous les sens, qui ne sait bien sur pas gérer son gilet stabilisateur, qui monte, qui descend parce qu’il ne gère pas non plus sa respiration. Mais je me débrouille bien. Reto me confie même son client pour qu’il puisse faire quelques photos souvenirs, qu’il me donnera gentiment au retour, avec sa permission pour en publier quelques unes.

Poisson scorpion feuille

Il est presque une heure du matin, je termine ce récit, il faut quand même que je dorme un peu. Demain, dimanche, debout à 06h30. Je retourne encore à Tulamben pour deux autres baptêmes, avec cette fois-ci  Guy, le breton, comme instructeur. A mon retour je publierai l’article, en y intégrant de nouvelles photos.

Par jeff56460
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Jeudi 19 février 2009 4 19 /02 /Fév /2009 05:43

SANUR, Jeudi 19 février 2009

Aujourd’hui, c’est journée de repos pour moi. Il faut dire que seulement 2 clients se sont présentés ce matin. Ce n’est pas la haute saison pour le tourisme à Bali, ni pour la plongée en particulier. Le temps est chaud et humide. Les pluies sont courtes, mais avec des précipitations importantes, voir torrentielles. C’est donc une sensation de moiteur qui nous accompagne au fil de la journée.

Donc, ce matin, réveil naturel, vers les 08h00, petit déjeuner au « Bagud Café », lieu maintenant habituel de mon rendez-vous matinal. Assis à la terrasse, je sirote tranquillement mon jus de fruit, un mélange d’orange et de citron vert. Le beignet banane chocolat est tiède, et accompagne pas si mal le café balinais.  C’est un café moulu très très fin, qui reste dans le fond de la tasse. Pas de filtre ni de cafetière. On dépose le café dans la tasse, puis, on verse l’eau chaude dessus. Comme pour du nescafé, sauf que là, le café ne se dissout pas. Après l’avoir laissé reposé quelques instants, je peux le boire sans crainte d’avaler du marc. Je profite de mon temps libre pour passer à la laverie du quartier. La « laundry » dans le fond d’une courette. Deux femmes (ou jeune fille plutôt) et un homme fond tourner les machines, ou utilise le fer à repasser. Je pourrais récupérer l’ensemble de mon linge vers 18h00, et le tout pour moins de 2 euros.

La vie n’est pas chère pour nous européens sur Bali. Mais il ne faut pas perdre de vue qu’un Balinais gagne en moyenne moins de 70€ par mois. De plus, cela ne l’empêche pas d’avoir le sourire et d’être extrêmement courtois et poli. Il sait que ses ressources dépendent presque exclusivement du tourisme, et que le tourisme dépend en partie de bas prix. Difficile alors d’espérer une inflation importante, de voir ses revenus augmenter, alors qu’il faut garder des prix compétitifs, face à la concurrence des aux autres pays asiatiques. Et puis, la vie va ainsi, sans stress, sans prise de tête, on vit correctement en travaillant à son rythme, sans trop s’user la santé. Ici, « travailler plus pour gagner plus » n’a pas sa place. « Travailler mieux, plus sereinement, vivre » trouve tout son sens.

 

Lundi, j’ai suivi le cours d’un « open water », niveau 1 du parcours PADI. Cécile, commerciale Belge pour une certaine marque de bière, est à SANUR pour une semaine, et veut profiter du centre pour découvrir la plongée. Guy, instructeur PADI, est à Bali depuis un an. Avant il était commercial dans une industrie charcutière. Originaire de Bretagne, St Malo, il a décidé de venir vivre à Bali avec sa famille, pour la douceur de l’île principalement.  Guy est responsable de la formation de Cécile. Après avoir suivi des cours théoriques, elle doit passer ses premiers contrôles des connaissances. Guy m’invite à faire les tests également, histoire de voir où j’en suis au niveau théorie. J’étais un peu soucieux, de savoir ce qui pouvait bien rester de la théorie de base apprise. Il aurait été gênant pour moi de faire moins bien que Cécile, même si pour elle, tout était bien frais dans sa tête. Résultat, 100% de bonne réponse pour moi…ouf. L’après-midi, nous nous rendrons à la piscine de l’hôtel Mercure, pour la poursuite de la formation. Mon rôle est d’assister l’instructeur, de refaire les différents exercices, en décomposant du mieux possible chaque mouvement, que ce soit le vidage de masque, ou le décapelage (enlever son équipement de plongée dans l’eau), ainsi que le ludion (le fait de rester stable entre deux eaux, dans la position du lotus, avec tout son équipement sur le dos). L’après-midi me semblera assez longue, l’ensemble des exercices étant certes bénéfiques, mais ennuyeux quand même.   Il faut pourtant bien l’accepter. Ces exercices feront par la suite, partis de mon travaille.

 Mardi et mercredi, je suis retourné à Tulamben, afin de poursuivre la formation de Cécile. Après le milieu naturel, les exercices auront lieu en mer. Le site de Tulamben se prête bien aux exercices des débutants, tout en offrant la possibilité de faire de belles plongées pour les plus chevronnés. Le voyage est toujours aussi long, mais toujours aussi pittoresque.  Mes yeux ne se sont pas encore lassés de voir les différents paysages. Je sens pourtant déjà, que petit à petit, à force de faire le voyage, je ne verrais plus les choses de la même façon. Les quelques photos prises ne sont pas très bonnes, pas facile dans le minibus qui roule. Les plongées se passent bien, Cécile est à l’aise dans l’eau, ce qui est un avantage. Le lendemain, changement de programme, un autre groupe arrive du centre, avec 4 plongeurs, et je vais devoir les encadrer pour deux plongées avec Kadek, Divemaster balinais du centre. Un italien, deux italiennes et une chinoise forment le groupe. Aucun ne parle français, et j’ai quelques difficultés à dialoguer, vu mon anglais limité, et leur fort accent qui déforme les mots. Question niveau de plongée, aucun problème, ce ne sont que des plongeurs certifiés, une des italiennes (très jolie fille au demeurant) est même instructeur. Nous ferons deux belles plongées, la première sur l’épave, et la seconde au-dessus d’un tombant (fosse marine), avec de beaux coraux sur ses flancs. Sur le retour, la pluie a encore trouvé indispensable de nous accompagner. En sortant du bus, les précipitations sont telles, qu’en moins de 15 secondes, je serais aussi trempé que si je venais de sauter dans une piscine tout habillé.

Hier au soir, sac à dos installé, je me suis dirigé en moto scooter, au marché de nuit de Sanur. Ce n’est pas grand, loin des immenses marchés de plein air de Bouaké en Côte d’Ivoire. Mais la disposition est la même, un entrelacement de petites boutiques. Les unes vendent des fruits de saison, ananas, lychees, pastèques, melon d’eau, oranges, citrons et papayes. Sans oublier les fameux mangoustans. Les autres des CD de musique (piraté), des babioles ou des tissus, même la lingerie fine trouve sa place sur ces étals. Je fais rapidement le tour, y croise les clients de ma première sortie à Tulamben. Ils restent encore quelques temps, avant de continuer leur tour du monde. Le père tient à prendre mon adresse email, il a vraiment été ravi de ma prestation à ses côtés. Cela me flatte. Une lumière vive, issue d’une ampoule économique, crée des ombres au fur et à mesure de ses balancements. Les boutiques sont toutes recouvertes de bâches bleues, les mettant à l’abri des nombreuses pluies. Attention de ne pas se prendre une douche avec les immanquables poches d’eau qui se créent. Les odeurs sont également omniprésentes, odeurs de nourriture principalement, car le centre du marché est occupé par de nombreux « warung » restaurants locaux très typiques. Je me faufile entre eux, essayant de repérer celui qui me donnera le plus envie. Contrairement aux petits restaurants africains similaires, la nourriture asiatique ne fait pas fuir, ses couleurs, ses mélanges de légumes, ses parfums, m’attirent invariablement. Je jette mon dévolue sur une boutique tenue par une jeune balinaise. Un petit support plat en osier tressé sur laquelle on dispose un fond de papier cartonné sert d’assiette. Une bonne cuillérée de riz, quelques brochettes de poulets épicées, des petits morceaux de  bœuf façon balinaise, quelques haricots verts coupés, des beignets de maïs et de pomme de terre composent mon plat. Je commande une Bintang, bière locale, très proche de la Heineken, sans omettre de préciser une « small », la taille standard, sinon, est le 75cl. Un bon repas, dans une ambiance chaude, locale, tout ce que j’aime, et le tout pour moins de 2 euros.

Je peux rentrer me coucher, en souhaitant passer une bonne nuit. Demain, réveil naturel.

Par jeff56460
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Lundi 16 février 2009 1 16 /02 /Fév /2009 03:20

TUNLAMBEN, Dimanche 15 février 2009     22 :00

Tulamben est à environ deux heures de route de Sanur. Nous sommes samedi 08h20 et le minibus démarre. La route est assez pittoresque et varié. Après quelques kilomètres à la sortie de la ville, fleurissent ici et là les fabricants des petits hôtels où les balinais déposent des offrandes, et que j’ai appelé précédemment « espace d’offrande ».  Je  pensais ces petits hôtels sales et pollués par l’activité de la ville, mais non,  en fait, ils sont fabriqués à partir des pierres de lave broyées finement et additionnées de ciment, ce qui leurs donnent cet aspect vieux et sales. Il y en a de toutes les tailles et de toutes les formes, certainement aussi pour tous les budgets. Notre petit bus file, mais ne s’arrête pas, je ne peux donc pas prendre de photos. Plus nous nous éloignons, et plus s’espacent les fabriques et les habitations, laissant place à la culture du riz. Après des dizaines de kilomètres, la plaine cède le pas à la montagne volcanique, et la route serpente de plus en plus. La végétation est de plus en plus dense aussi, et le regard ne peut pénétrer bien loin dans la forêt.

Au détour d’un virage serré, en surplomb d’une vallée, s’étale d’immense rizière en espalier. En traversant un village, nous croisons une procession, avec en tête de cortège, les porteurs d’une civière sur laquelle est allongé un mort, enroulé dans un pagne coloré. On m’explique que cette ultime cérémonie est souvent la plus grande, la plus spectaculaire et la plus bruyante. Après des rites bien précis censés désorienter l’esprit du défunt pour qu’il ne puisse plus revenir chez lui, le corps est transféré dans un sarcophage puis le tout est incinéré. Les cendres seront ensuite éparpillés en mer, ainsi, le corps matériel étant détruit, l‘âme peut librement rejoindre les cieux, et attendre une nouvelle réincarnation.

Nous arrivons e nfin à destination, et prenons possession de nos chambres. Nous sommes ici, Reto, un suisse allemand moniteur de plongée, et moi, pour faire passer le niveau « advanced open water » (niveau 2 de plongé du système PADI) à un père et son fils. Ces derniers originaires de Paris, arrivent de Nouvelle-Calédonie, seconde étape de leur tour du monde.

Cinq plongées sont aux programmes, en plus des cours théoriques. La première est une plongée avec mise à l’eau « du bateau ». En fait de bateau, il s’agit d’une pirogue à double balanciers, et à moteur. La seconde plongée, dans l’après-midi, à pour thème le naturalisme. Etude simplifié d’un écosystème sous-marin, et reconnaissance des espèces. Enfin, une plongée de nuit, clôture la journée. Mon rôle est de surveiller le père, pas trop à l’aise et stressant assez vite. Avec patience, je le guide, et lui fait améliorer sa stabilité sous l’eau, renforçant ainsi sa confiance en lui.

Lors de la plongée de nuit, il faudra même que je lui tienne la main pour le rassurer. Il est vrai qu’être dans un milieu qui n’est pas le nôtre, avec comme simple appareil respiratoire un détendeur et une bouteille, et une simple lampe torche au halo un peu faiblard, il y a de quoi stresser !! A un moment nous nous sommes posés dans le fond, nous avons éteint nos lampes, et dans le noir absolu, nous avons agité vivement nos mains. Une multitude de petits points éclairés, telles des lucioles ont alors virevoltés au gré de nos mouvements. C’est le plancton qui réagit ainsi. Rien que ce spectacle valait de faire cette plongée de nuit.

Je m’étais réveillé vers 07h00 et comme je n’avais rendez-vous qu’à 09h00, j’ai potassé mes cours pendant environ une heure, et maintenant je vais descendre prendre mon petit déjeuner. La chambre de l’hôtel n’est pas luxueuse, mais très correcte  quand même, avec une petite salle de bain attenante, avec eau chaude, s’il vous plaît. Cela change de mon « gite », où je n’ai que l’eau froide. Une fresque en carrelage représentant des chevaux sauvages me sert de tête de lit. Ce décor est assez surprenant, pour un hôtel dédié à 100% à la plongée, on aurait pu s’attendre à tout autre chose, d’autant que les eaux balinaises font parties de celles ayant la plus importante faune marine. Ce matin au programme : plongée profonde sur une épave. Superbe. Une vie très riche, des gorgones de toutes beautés, une multitude de poissons, de toutes les tailles. Un très gros mérou viendra nous tenir compagnie un instant. Reto, le moniteur, me fait signe de venir voir. Je m’approche, il est très près d’une gorgone rosâtre, du bout de son index, il me désigne quelque chose accroché à une des ramures de la gorgone. Je m’approche tout près, et enfin j’aperçois ce minuscule hippocampe pygmée. C’est à peine croyable. En fait A l’œil nu, on ne distingue pas les détails de l’animal, il ne mesure qu’à peine 2cm.


Un peu plus tard, j’aurais le plaisir de voir 2 poissons feuilles. C’est fou ce que la nature peu faire.

La dernière  plongée sera très banale, puisqu’il s’agit d’une plongée d’orientation, suivant différentes méthodes. Là encore nos deux élèves finiront par réussir les épreuves. Nous quittons enfin Tulamben et ses sites ensoleillés, pour retourner sur Sanur où nous attends la pluie.

Non seulement la pluie est bien au rendez-vous, mais Aya (la fille de l’accueil, vous vous rappelez…) a laissé pour moi une petite moto automatique (je la loue : 40€ le mois… pas de quoi se priver !!). Par contre, il n’y a plus de carburant, et je n’ai pas intérêt à trop rouler avant de faire le plein. Finalement juste avant d’arriver à ma chambre, je trouve une station. Le pompiste toujours aussi courtois et charmeur remplit le réservoir, et me réclame 11300 rp (moins de 1 €). Je lui remets un billet de 50000 et rentre chez moi. Grrrr !!! Le sal….. il m’a bien roulé. Les billets de la monnaie était pliés de telle façon que je n’avais que la moitié de mon dû !! Je n’y ai vu que du feu !! Il faut dire que sous la pluie, je n’allais pas rester à tout bien compter. Il ne m’y reprendra plus, ça c’est sûr.

Il est maintenant presque minuit, ayant terminé ce récit je vais me coucher. Demain matin, au centre de plongée, je n’aurais plus qu’à faire un copier-coller pour l’inclure dans le blog.

Par jeff56460
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