Partager l'article ! Padang Bay: Jeudi 05 mars 2009, 06h35. Je me réveille tout juste, après une bonne nuit reposante. Aujourd’hui est une nouvelle jour ...
Jeudi 05 mars 2009, 06h35.
Je me réveille tout juste, après une bonne nuit reposante. Aujourd’hui est une nouvelle journée de relaxe. Tout du moins, je veux dire, sans plongée, car je vais devoir travailler la théorie de mon prochain brevet : le divemaster. Il y a beaucoup de connaissances nouvelles à appréhender, dans différents domaines, comme la biologie marine, la physiologie des gaz, la théorie de la décompression, ou plus simplement le fonctionnement détaillé de l’équipement de plongée, tel le premier étage du détendeur. Cela n’est pas sans me déplaire, mais il faut bien avouer qu’à 50 ans ou presque, après des années sans faire travailler sa mémoire, il est un peu difficile de se concentrer et d’enregistrer toutes ces infos particulières. La pratique est beaucoup plus passionnante, le contact et la connaissance superficielle de nouvelles personnes, l’appréhension de leur difficulté et leur résolution, leur émerveillement après une plongée riche en sensation visuelle, tout cet ensemble me convient bien. Il est vrai que le bien-être ressenti sous l’eau en état d’apesanteur, la beauté du milieu aquatique, sa diversité, ne peuvent que ravir.
Les deux dernières journées
écoulées, ont vu un changement dans la routine « Sanur-Tulamben-Sanur »… Cette fois, c’est sur Padong Bay que nous nous dirigeons. Padong Bay est sur la route de Tulamben, mais à
seulement ¾ d’heure de Sanur, et sa petite baie abritant une plage de sable blanc la rend populaire et très touristique. Les ferries pour l’île de LomboK, ou les bateaux pour Nusa Penida s’y
succèdent, le port étant situé sur l’extrémité droite de la baie.
De nombreux cafés et
Warung (restaurant) assez pittoresques attirent les différents touristes. Beaucoup de sculptures très variés ainsi que des fontaines originales font partie du décor.
Nous embarquons sur une petite vedette de confection locale, pour rejoindre les
« Gilli » petits îles habitées ou non, abritant les spots de plongée. La première sera Gili Tepekong. Nous nous équipons à bord du bateau, pendant que Réto fait le briefing de la
plongée. Comme d’habitude, je fermerais la palanquée, en ayant à l’œil nos trois clients. La descente est assez rapide, le courant de surface ayant tendance à nous éloigner du rivage. Nous
atteignons les 32 mètres, et longeons le tombant. Le courant à cette profondeur nous est favorable, nous nous laissons entraîner, sans fournir d’effort, limitant ainsi notre consommation d’air.
La visibilité est correcte, et je peux admirer la vie qui s’exprime, colorée,
remuante ou statique, animale ou végétale. Surtout animale. A l’inverse de la surface, où le végétal est omniprésent, dans l’eau, c’est la forme animale qui prédomine. Sous un escarpement rocheux
assez prononcé, un requin pointe blanche tourne en rond. Je l’admire un court instant, notant ses formes hydrodynamiques, taillés pour la chasse. Le courant me pousse déjà plus loin, et j’oublie
le pointe blanche, émerveillé par la danse de plusieurs espèces de poisson, tous plus colorés les unes que les autres. L’un des clients me fait signe qu’il lui reste 100 bars dans sa bouteille.
Nous sommes dans la zone des 20mètres, nous remontons dans celle des 10 mètres, et
continuons la plongée. Nous ferons surface après 40 minutes de fortes émotions. Le bateau nous repère grâce au parachute de sécurité. Après un repos récupérateur, pour d’éliminé une grosse partie
de l’azote accumulé, et un repas à base de riz, de pâtes de germe de soja séché, et de poulet épicé, nous nous dirigeons sur le spot de la seconde plongée. Cette dernière est la plus belle que
j’ai faite depuis mon arrivée à Bali. Un véritable platier s’étend aux environs des 26 mètres de profondeur avec, comme parsemé ici et là, d’énormes pâtés de coraux, tous plus beaux les uns que
les autres. L’absence de courant et une très bonne visibilité, nous permet de naviguer de pâtés en pâtés. Les poissons fourmillent de tout part. Certains semblent se quereller, cherchent à
défendre leur territoire, tandis que d’autres se courtisent ou jouent. Je verrais entre autre une tortue, broutant quelques coraux, un serpent de mer
qui s’enfouit précipitamment dans le sable, et un poisson perroquet à bosse imposant son énorme corpulence. Ce sera 58 minutes de pur bonheur. Comble de chance, l’instructeur me dira que les
excellentes conditions rencontrées, courant, visibilité, ne se voient qu’une ou deux fois par an.
Le lendemain, direction Padang bay à nouveau. Fred et Séverine avec qui j’avais déjà plongé à tulamben, souhaitent découvrir le jardin de
coraux de Blue lagon. Nous embarquons donc sur une pirogue locale (jukung). Le site est à 5 minutes. Sans avoir la richesse des fonds explorés la veille, la plongée est riche en couleur. Nous
verrons à nouveau une tortue, mais pa
s longtemps, celle-ci semble contrarier de notre présence, et nage rapidement hors de notre vue. Un petit poisson-vache, en revanche, se laissera observer à
loisir.
Hier,
mardi, Fred et Séverine pour leur dernière plongée avant leur retour à Avignon, souhaitaient voir les raies Manta. Rendez-vous est pris pour un
départ en bateau de la plage de Sanur à 07h30. Le temps est nuageux, des averses dégringolent, la mer gronde. Nous naviguons tout de même sur Nusa Penida, en direction de Manta Point. Le cachet
avalé avant le départ prodigue ses effets, et je ne sens pas le mal de mer. Au bout de 50 minutes de navigation, nous approchons de la zone où les courants sont les plus importants et les vagues
les plus fortes. Le capitaine du navire ne souhaite pas aller plus loin, trop risqué. Tant pis pour les Manta. Nous bifurquons vers le nord de l’île, beaucoup plus abrités. Finalement, nous
ferons nos deux sites en légère dérivante, sur une mer abritée et relativement
calme. La sécurité avant tout. Sur SD Point, site de la première plongée, Réto emmène Séverine dans la zone des 40-45 mètres. Frédéric n’a pas le niveau pour suivre aussi, je me
contenterais de le guider pour une plongée moins profonde, pendant près d’une heure. Nous verrons de beaux nudibranches, parmi le foisonnement d’espèces plus habituels maintenant. La seconde
plongée est identique à la première, mais sur un autre site. Nous plongerons tous les quatre ensemble, prenant le temps d’observer par le détail l’œuvre de la nature. Le retour sur Sanur est
silencieux, mes trois compagnons dorment. Je regarde nonchalamment le paysage défilé, tandis que mes pensées naviguent à la vitesse de la lumière, à la rencontre de ma femme et de mes enfants
chéris, restés à Sérent.
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tes commentaires et les photos sont toujours aussi sympa, tu donnes vraiment envie de te rejoindre et de faire de la plongée profite en bien gros bisous à +
On attends ça fait 7 jours qu'on n'a pas d'actualités : tu nous a pas habitué à ça.
Je t'embrasse et pense bien à toi.
Brigitte
Bisous