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SANUR, Lundi 16 mars 2009
Les moustiques attaquent. Je viens de m’installer dehors sur la terrasse. Je ne dirais pas confortablement car je suis plié en deux sur le clavier de mon PC portable, mais au moins je bénéficie de la relative fraîcheur de la nuit tombante. Je vais essayer de tenir le temps que le ventilateur, poussé à sa plus grande vitesse, évacue l’air chaud et humide de la chambre. En attendant, je sers de repas aux moustiques. Ce n’est pas encore le noir absolu, il n’est que 19h00. A cette latitude, les heures de lever et de coucher du soleil sont identiques tout au long de l’année. La vie active prend son rythme dés 06h30, pour s’éteindre doucement vers les 18h30. Les noctambules prennent alors tranquillement le relais, la nuit tous les touristes sont gris.
L’un des buts de ma présence à
Bali est enfin atteint. Le jeudi 12, une première journée de théorie ponctuée par une série de quatre tests a ouvert le bal. J’ai enfin terminé ma
formation de « Divemaster » aujourd’hui, lundi 16 mars 2009. Après un rapide rappel des connaissances, quelques exercices de maniement des tables de décompression, et me voici seul, face à ma feuille d’examen final. Les 4 séries de tests portent l’un sur la physiologie, un autre sur les techniques et l’environnement, encore
un sur l’équipement du plongeur et le dernier sur la décompression. Vingt questions sur chaque thème, les unes me semblent simples, mais certaines très épineuses. Prendre son temps, réfléchir, se
remémorer, analyser, déduire, et enfin formuler sa réponse. Au bout d’une heure je sue. Je ne sais pas si c’est la tension nerveuse ou la température de la pièce, certainement un peu des deux. Je
pousse la climatisation, il faut refroidir les neurones. Je m’amuse avec les tables de décompression, je maîtrise l’exercice, mais je fais attention de ne pas pêcher par excès de zèle. Terminé,
je viens d’inscrire ma dernière réponse. Maintenant à l’instructeur de travailler, et d’émettre son verdict. Je dois obtenir un minimum de 75% sur chacun des thèmes. Premier test, 95%, second
100%, troisième 90% et finalement 95% pour le quatrième. Ca y est la théorie est acquise. Il me reste une heure pour établir un « plan d’urgence », dernier maillon manquant de mon
examen final. Ce plan doit servir à gérer, en fournissant les numéros de téléphone d’urgence, les conditions d’évacuation, les matériels de secours
et toutes informations utiles, un éventuel accident de plongée sur les différents sites aux abords de l’île de Nusa Penida.
JE SUIS DIVEMASTER. Premier niveau professionnel du concept PADI.
Revenons un peu en arrière, là où
je vous avais laissé lors de mon dernier article.
Six jours se sont écoulés, dont trois à plonger, deux 2 à étudier, et un en examen écrit. Après Pandang Bay, mon rôle à été de m’occuper de Philippe, photographe professionnel. Accompagné d’un mannequin, il est à Bali pour réaliser un reportage et des photos de lingeries pour un magasine féminin français. Plongeur autonome, il souhaite profiter de son séjour pour concocter plusieurs articles destinés aux principales revues de plongée sous-marine. Ne vous méprenez pas, je ne l’accompagne que pour les photos sous-marine !!
Pour le premier site, nous nous
rendons à « Manta Point », il veut voir du gros. La chance est avec nous, les conditions météos sont bonnes, et 4 raies Manta viennent nous dévoiler leur dernier balai. Le spectacle est
toujours aussi impressionnant. Une raie passera même à porter de main, je prends toute la mesure de sa taille et de son élégance. Philippe n’arrête pas, ses flashes crépitent. Loin d’être
intimidées, les raies ont l’air de s’en amuser. Je réussie aussi quelques photos correctes. Comparées à celles de Philippe, je ne sais pas si je peux dire « correcte », mais bon, chacun
son job. Je suis quand même content de ce que j’ai.
Le second site sera « SD
Point », le courant est présent, cela risque d’être chaud. Pendant le repas sur le bateau, je change la batterie de mon appareil photo, histoire de ne pas être piégé une fois sous l’eau.
Mise à l’eau, un bout de dérive est largué. Je m’y accroche, attendant que les autres plongeurs du groupe et Philippe soient prêts.
Nous faisons
deux palanquées. Tout le monde est là, tout le monde est ok. Je fais signe à Philippe que nous descendons. Tout en expirant ma flottabilité devient négative, et la descente commence. Le courant
nous propulse déjà. Je stabilise. Philippe me suit, il me fait signe que tout va bien. Je regarde mon appareil photo… Horreur, l’eau de mer est entrée dans le caisson. Non mais je rêve, ce n’est
pas vrai !!! Je rage intérieurement, mais je ne peux rien y faire, c’est trop tard. Un instant d’inattention lors de l’échange de la batterie
aura suffit pour coincer légèrement la dragonne de l’appareil dans la fermeture du caisson. Il n’en faut pas moins. L’appareil est mort. Terminé les photos. Je passe le reste de la plongée à
ruminer. Je pense ouvrir un compte spécial : « SOS Photographe en détresse », dès que cela est fait, je vous communique le numéro,
pour vos dons, non déductible des impôts. Désolé….
Jour suivant, jeudi 12 mars.
Théorie et premiers examens portant sur la Physique, les standards PADI, la sécurité, et le rôle du Divemaster dans un cadre pédagogique. Réussite.
Le lendemain direction Tulamben. Aujourd’hui je suis entièrement responsable des 2 plongées. Cela fait partie de l’examen pratique. Je choisis le site de l’épave pour commencer, la seconde sera sur le tombant de « Drop Off ». Sous la supervision de Reto, je fais mon briefing pré-plongée, tel que je l’ai appris dans le manuel. Philippe et Julie sont attentifs. Je sors une petite blague au passage, la plongée est et doit rester récréative. Je suis un peu fier de guider mes premiers « clients ». Les deux plongées se déroulent parfaitement. Deux énormes mérous nous accompagnent lors de la visite de l’épave. Un poisson perroquet à bosse viendra nous narguer sur le second site.
Même processus, même palanquée
en ce samedi matin. Nous arrivons vers 10h00 au Diver’s Café. Le cadre est sympathique bien que sobre. Une petite piscine d’eau douce miroite, tandis que se prélassent deux jeunes serveuses.
Notre venue déclenche un joli sourire, laissant paraître une dentition aussi blanche qu’est noir le sable volcanique de la plage d’AMED. Cette dernière s’incurve, créant comme un petit port
naturel, abritant les embarcations locales, les jukungs. La forme irrégulière de leur corps, taillé dans un
bois déjà ancien, est manifestement de fabrication artisanale. Tout aussi ancien, buriné par le soleil, sec, mais l’œil encore vaillant, le « capitaine »
donne ses ordres à un jeune balinais, pour qu’il amène tout notre équipement de plongée. Nous nous hissons à bord. Chaque embarcation ne peut emmener que trois passagers. Après cinq minutes de
navigation, bercé par quelques vagues et par le ronflement du petit moteur, nous arrivons sur le site. Descente le long du bout de mouillage, et
c’est parti pour une petite dérivante légère de 50 minutes. Un jardin de splendides gorgones de toutes formes et tailles, courbées par le courant, illumine la fin de la plongée. Philippe
mitraille de toutes parts, sous tous les angles, jouant avec la lumière, créant des clichés digne du professionnel qu’il est. Après un filet de poisson cuit dans une feuille de bananier et relevé
d’un zeste de citron, nous embarquons pour la deuxième plongée. Cette fois, nous finissons la plongée nageant en compagnie de deux tortues de mer, sous l’œil furtif d’un petit requin à pointes
blanches. Il nous faut remonter, les bouteilles sont presque vides. La tête elle, est pleine de belles images et de beaux souvenirs.
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Ce n'est pas grave, je peux te vendre du matériel toutes les semaines. Encore BRAVO. @+ JUJU
Félicitation pour ton examen : 95% de réussite ça doit être rare........
C'est bien tu l'arrose tous les jours dans l'eau : fais attention que ça ne devienne pas maladif !!!!!!
Dommage pour l'appareil***
Bisous A+
Brigitte
Je reviens de mon séjour en espagne, j'ouvre avec impatience ton blog : une bonne nouvelle la réussite de ton examen ! une mauvaise : tu as niqué ton appareil photo!c'est mieux que les aventures de tintin ! l'essentiel étant,bien sur, que (je me repete)tu profite au max de ces émotions subaquatiques, de toute facon trés bonne idée ton blog comme ca on en profite un peu aussi et en plus pas besoin de se mouiller !.
Je viens d'apprendre que M.Christine te rejoins la-bas : passez un bon séjour ensemble.
La bise des Taupontais
TONIO
Alors tu fais grève ça fait 5 jours encore sans nouvelles.
Tu dois commencer à faire le ménage dans la chambre pour l'arrivée de Christine !!!!
Profite bien de ton séjour
On pense à toi Bisous
Brigitte